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Au ski, comme sur la route, le respect reste essentiel

Les vacances d’hiver vont bientôt démarrer et les Français sont toujours plus nombreux à apprécier les joies de la glisse. Pour éviter l’accident, un certain nombre de règles doivent être respectées, comme nous l’explique Nicolas Sauvage, directeur technique national du Syndicat national des moniteurs du ski français.

3–5 min
Nicolas Sauvage, directeur technique national du Syndicat national des moniteurs du ski français

Panoramas exceptionnels, sensation de liberté, adrénaline : le ski demeure un sport de plaisir intense. Cette attractivité se confirme par une fréquentation en constante progression. L’an dernier, l’activité des domaines skiables français a augmenté de 5,5 % par rapport à la saison précédente, atteignant 54,9 millions de journées-skieurs, soit près de 5 % de plus que la moyenne des trois hivers post-Covid.

Mais le ski est aussi un sport à risque. Et le nombre de blessés pris en charge par les pisteurs-secouristes est en hausse de 7 % selon les données du SNOSM (Système national d’observation de la sécurité en montagne). « Ces données sont à mettre en corrélation avec la hausse de fréquentation. Toutefois, on enregistre plus de blessés par rapport au nombre de journées skieur, puisque le ratio baisse en rapport aux précédentes années avec 922 journées skieur pour un blessé, contre 1179 pour un en 2014 », détaille Nicolas Sauvage, directeur technique national du Syndicat national des moniteurs du ski français.

Dix règles de bonne pratique à retenir

L’École de ski français (ESF) a toujours communiqué auprès de ses élèves les dix règles de bonne conduite sur les pistes édictées par la FIS (Fédération Internationale de Ski). « Elles sont toutes importantes, il est difficile d’en retenir une par rapport à une autre, mais la règle essentielle, c’est le respect, comme dans toute pratique de vie », rappelle Nicolas Sauvage.

Le bon comportement : respecter la distance avec les autres skieurs, maîtriser sa vitesse et sa trajectoire. Qui plus est lorsque l’on se retrouve sur une piste dégagée.

« Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les zones perçues comme dangereuses, comme les croisements, sont souvent moins accidentogènes car la vigilance y est plus élevée. Comme sur la route, les accidents surviennent davantage par beau temps, sur des lignes droites, lorsque la vitesse augmente et que l’attention diminue », constate Nicolas Sauvage.

Selon les statistiques, 93 % des accidents seraient dus à des chutes solitaires. Si le taux de collisions (rapport au nombre de journées skieurs) semble légèrement reculer, elles restent préoccupantes car elles sont à l’origine des accidents les plus graves. Le SNOSM recense notamment plusieurs décès liés à des collisions avec des obstacles ou entre usagers, ainsi qu’une augmentation marquée du recours à l’hélicoptère médicalisé (+ 40 % par rapport aux deux hivers précédents), signe d’une aggravation de la gravité des blessures.

Préparation, vigilance et bon sens

Pour limiter les risques, Nicolas Sauvage rappelle ces règles d’or : préparer sa condition physique avant le séjour, s’échauffer avant de chausser ses skis, maîtriser sa vitesse et sa trajectoire.

À cela s’ajoute le respect des règles de bon sens : on ne s’arrête pas en plein milieu d’une piste, ni derrière une bosse. Si on doit se déplacer à pied, on le fait sur les bords de piste. « Une règle aussi reste essentielle : le skieur en amont doit s’adapter à la trajectoire du skieur en aval, insiste Nicolas Sauvage. Les collisions peuvent être favorisées par un champ de vision réduit, notamment chez les débutants, les enfants ou les skieurs occasionnels, souvent très concentrés sur leur propre trajectoire. »

S’y mêlent également l’euphorie des vacances et le sentiment de liberté : « Lorsqu’on se relâche, qu’on dévale les pistes sans contrôler sa vitesse, on devient tôt ou tard dangereux pour soi-même et pour les autres », prévient-il.

La vigilance est de mise en fin de matinée et en fin d’après-midi, périodes où l’on recense le plus d’accidents. Rappelons aussi que le port du casque est fortement recommandé, même s’il n’est pas encore obligatoire en France alors que l’Italie vient de prendre cette mesure.

Pour limiter les risques, des campagnes de prévention nationales déclinées localement sont menées chaque année par le ministère en charge des sports en lien avec la Fédération nationale de la sécurité et des secours sur les domaines skiables (FNSSDS) regroupant l’ensemble des acteurs de la montagne impliqué sur ces questions.

Elle lancera pour les vacances de février 2026 la campagne « RISKI » : « On a tenté de vulgariser les dix règles de conduite sur piste à travers des messages courts et percutants, précise Nicolas Sauvage. L’idée n’est pas de faire trop peur, mais d’être plutôt dans une pédagogie positive. L’apprentissage restant un élément fondamental afin d’évoluer en autonomie et en sécurité dans le milieu montagnard enneigé »

Pour que le ski reste, avant tout, un moment de plaisir.

Nicolas Sauvage, directeur technique national du Syndicat national des moniteurs du ski français

Panoramas exceptionnels, sensation de liberté, adrénaline : le ski demeure un sport de plaisir intense. Cette attractivité se confirme par une fréquentation en constante progression. L’an dernier, l’activité des domaines skiables français a augmenté de 5,5 % par rapport à la saison précédente, atteignant 54,9 millions de journées-skieurs, soit près de 5 % de plus que la moyenne des trois hivers post-Covid.

Mais le ski est aussi un sport à risque. Et le nombre de blessés pris en charge par les pisteurs-secouristes est en hausse de 7 % selon les données du SNOSM (Système national d’observation de la sécurité en montagne). « Ces données sont à mettre en corrélation avec la hausse de fréquentation. Toutefois, on enregistre plus de blessés par rapport au nombre de journées skieur, puisque le ratio baisse en rapport aux précédentes années avec 922 journées skieur pour un blessé, contre 1179 pour un en 2014 », détaille Nicolas Sauvage, directeur technique national du Syndicat national des moniteurs du ski français.

Dix règles de bonne pratique à retenir

L’École de ski français (ESF) a toujours communiqué auprès de ses élèves les dix règles de bonne conduite sur les pistes édictées par la FIS (Fédération Internationale de Ski). « Elles sont toutes importantes, il est difficile d’en retenir une par rapport à une autre, mais la règle essentielle, c’est le respect, comme dans toute pratique de vie », rappelle Nicolas Sauvage.

Le bon comportement : respecter la distance avec les autres skieurs, maîtriser sa vitesse et sa trajectoire. Qui plus est lorsque l’on se retrouve sur une piste dégagée.

« Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les zones perçues comme dangereuses, comme les croisements, sont souvent moins accidentogènes car la vigilance y est plus élevée. Comme sur la route, les accidents surviennent davantage par beau temps, sur des lignes droites, lorsque la vitesse augmente et que l’attention diminue », constate Nicolas Sauvage.

Selon les statistiques, 93 % des accidents seraient dus à des chutes solitaires. Si le taux de collisions (rapport au nombre de journées skieurs) semble légèrement reculer, elles restent préoccupantes car elles sont à l’origine des accidents les plus graves. Le SNOSM recense notamment plusieurs décès liés à des collisions avec des obstacles ou entre usagers, ainsi qu’une augmentation marquée du recours à l’hélicoptère médicalisé (+ 40 % par rapport aux deux hivers précédents), signe d’une aggravation de la gravité des blessures.

Préparation, vigilance et bon sens

Pour limiter les risques, Nicolas Sauvage rappelle ces règles d’or : préparer sa condition physique avant le séjour, s’échauffer avant de chausser ses skis, maîtriser sa vitesse et sa trajectoire.

À cela s’ajoute le respect des règles de bon sens : on ne s’arrête pas en plein milieu d’une piste, ni derrière une bosse. Si on doit se déplacer à pied, on le fait sur les bords de piste. « Une règle aussi reste essentielle : le skieur en amont doit s’adapter à la trajectoire du skieur en aval, insiste Nicolas Sauvage. Les collisions peuvent être favorisées par un champ de vision réduit, notamment chez les débutants, les enfants ou les skieurs occasionnels, souvent très concentrés sur leur propre trajectoire. »

S’y mêlent également l’euphorie des vacances et le sentiment de liberté : « Lorsqu’on se relâche, qu’on dévale les pistes sans contrôler sa vitesse, on devient tôt ou tard dangereux pour soi-même et pour les autres », prévient-il.

La vigilance est de mise en fin de matinée et en fin d’après-midi, périodes où l’on recense le plus d’accidents. Rappelons aussi que le port du casque est fortement recommandé, même s’il n’est pas encore obligatoire en France alors que l’Italie vient de prendre cette mesure.

Pour limiter les risques, des campagnes de prévention nationales déclinées localement sont menées chaque année par le ministère en charge des sports en lien avec la Fédération nationale de la sécurité et des secours sur les domaines skiables (FNSSDS) regroupant l’ensemble des acteurs de la montagne impliqué sur ces questions.

Elle lancera pour les vacances de février 2026 la campagne « RISKI » : « On a tenté de vulgariser les dix règles de conduite sur piste à travers des messages courts et percutants, précise Nicolas Sauvage. L’idée n’est pas de faire trop peur, mais d’être plutôt dans une pédagogie positive. L’apprentissage restant un élément fondamental afin d’évoluer en autonomie et en sécurité dans le milieu montagnard enneigé »

Pour que le ski reste, avant tout, un moment de plaisir.