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La marche : un mode de déplacement plein d’avenir

Économique, totalement écologique, ne nécessitant aucun accessoire (en dehors d’une paire de chaussures), toujours disponible, la marche demeure la façon de circuler la plus simple et la plus ancienne qui soit.

3–4 min

Pourtant, son apparente lenteur face aux nouveaux modes de déplacement motorisés lui a fait perdre sa place dans nos stratégies de déplacement. Pour preuve, la part de la marche est ultra-majoritaire (90,7 %) sur les trajets inférieurs à 500 mètres, mais ce taux s’érode proportionnellement à l’augmentation de la distance.

Mais, confrontée à des transports en commun toujours plus fréquentés, des routes toujours plus saturées, et une crise sanitaire présente depuis 2020, la donne a changé. La marche est devenue à nouveau attractive pour de nombreux usagers : loin des foules compactes, elle permet en prime la pratique d’une activité sportive douce recommandée par l’OMS.

Un véritable sport !

On préconise souvent de marcher pour se sentir mieux dans son corps et en paix avec son esprit. C’est une réalité prouvée scientifiquement. Notre corps est fait pour marcher. Même nos gênes ont un fonctionnement optimal dès lors que notre corps est en mouvement. La libération de certaines hormones lors de la contraction des muscles abaisse le stress oxydatif, cause de nombreuses maladies.

Tout comme le vélo, la marche favorise également la prévention des maladies cardiovasculaires, du diabète de type II, de certains cancers, mais est aussi très bénéfique pour la santé psychique.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de réaliser 10 000 pas par jour. Difficile à atteindre dans un quotidien déjà surchargé d’autres obligations ? Et pourtant, il est facile d’arriver à viser cet objectif. Nous réalisons en moyenne 7000 pas quotidiens. Pour réaliser les 3000 pas manquants, il suffit d’adopter de nouveaux réflexes pour nous y aider, tels que : monter les escaliers plutôt que de prendre l’ascenseur, emmener les enfants à pied à l’école ou à leurs activités, mais aussi descendre une station plus tôt ou se garer plus loin quand on va au bureau. L’important est de faire de cette démarche une habitude régulière. Car c’est la régularité qui finira par porter ses fruits.

Les villes veulent encourager leurs habitants à marcher

Aujourd’hui, la question de la réhabilitation de la marche anime les débats des conseils municipaux de bien des villes. En augmentant le nombre et la taille des zones piétonnes, les municipalités souhaitent pouvoir ainsi réduire la pollution atmosphérique pour protéger la santé de leurs habitants et lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi favoriser la tranquillité publique et donc la qualité de vie.

Pour réussir ce pari, il est nécessaire de bien connaître en amont les besoins en matière de déplacement des habitants tout en assurant la sécurité des piétons en ville.

Mais souvent, les zones piétonnes sont avant tout étendues dans les centres-villes pour des raisons touristiques et patrimoniales. Mais ce sont déjà généralement les habitants de ces lieux, bénéficiant des commerces et services de proximité, qui utilisent la marche comme mode de déplacement.

L’enjeu est donc d’encourager la marche auprès de tous les habitants de l’agglomération, en particulier ceux résidant dans les quartiers périphériques, souvent tous équipés en matière d’automobile. Sans oublier bien entendu les quartiers d’habitat sociaux, où la moyenne de personnes pratiquant la marche au quotidien est beaucoup plus élevée du fait d’un plus faible taux d’équipement en voiture pour des raisons économiques et d’une grande part de population jeune… mais où le taux d’accident sur les piétons est le plus élevé.

Travailler les connexions entre les quartiers en toute sécurité, prévenir les risques (en réduisant les risques de chute et en créant des zones de rencontre voiture, engins de déplacement personnel et piétons à vitesse limitée), créer une signalétique dédiée, soigner le confort des piétons, mais aussi créer un environnement beau et varié font partie des principaux axes identifiés par la sécurité routière pour favoriser le recours à la marche par les habitants en ville.

L’adage d’Hippocrate : « La marche est le meilleur remède pour l’homme » reste plus que jamais d’actualité. Un remède pour retrouver la forme, mais aussi pour répondre aux enjeux de déploiement d’une nouvelle mobilité durable plus respectueuse de notre planète.

Pourtant, son apparente lenteur face aux nouveaux modes de déplacement motorisés lui a fait perdre sa place dans nos stratégies de déplacement. Pour preuve, la part de la marche est ultra-majoritaire (90,7 %) sur les trajets inférieurs à 500 mètres, mais ce taux s’érode proportionnellement à l’augmentation de la distance.

Mais, confrontée à des transports en commun toujours plus fréquentés, des routes toujours plus saturées, et une crise sanitaire présente depuis 2020, la donne a changé. La marche est devenue à nouveau attractive pour de nombreux usagers : loin des foules compactes, elle permet en prime la pratique d’une activité sportive douce recommandée par l’OMS.

Un véritable sport !

On préconise souvent de marcher pour se sentir mieux dans son corps et en paix avec son esprit. C’est une réalité prouvée scientifiquement. Notre corps est fait pour marcher. Même nos gênes ont un fonctionnement optimal dès lors que notre corps est en mouvement. La libération de certaines hormones lors de la contraction des muscles abaisse le stress oxydatif, cause de nombreuses maladies.

Tout comme le vélo, la marche favorise également la prévention des maladies cardiovasculaires, du diabète de type II, de certains cancers, mais est aussi très bénéfique pour la santé psychique.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de réaliser 10 000 pas par jour. Difficile à atteindre dans un quotidien déjà surchargé d’autres obligations ? Et pourtant, il est facile d’arriver à viser cet objectif. Nous réalisons en moyenne 7000 pas quotidiens. Pour réaliser les 3000 pas manquants, il suffit d’adopter de nouveaux réflexes pour nous y aider, tels que : monter les escaliers plutôt que de prendre l’ascenseur, emmener les enfants à pied à l’école ou à leurs activités, mais aussi descendre une station plus tôt ou se garer plus loin quand on va au bureau. L’important est de faire de cette démarche une habitude régulière. Car c’est la régularité qui finira par porter ses fruits.

Les villes veulent encourager leurs habitants à marcher

Aujourd’hui, la question de la réhabilitation de la marche anime les débats des conseils municipaux de bien des villes. En augmentant le nombre et la taille des zones piétonnes, les municipalités souhaitent pouvoir ainsi réduire la pollution atmosphérique pour protéger la santé de leurs habitants et lutter contre le réchauffement climatique, mais aussi favoriser la tranquillité publique et donc la qualité de vie.

Pour réussir ce pari, il est nécessaire de bien connaître en amont les besoins en matière de déplacement des habitants tout en assurant la sécurité des piétons en ville.

Mais souvent, les zones piétonnes sont avant tout étendues dans les centres-villes pour des raisons touristiques et patrimoniales. Mais ce sont déjà généralement les habitants de ces lieux, bénéficiant des commerces et services de proximité, qui utilisent la marche comme mode de déplacement.

L’enjeu est donc d’encourager la marche auprès de tous les habitants de l’agglomération, en particulier ceux résidant dans les quartiers périphériques, souvent tous équipés en matière d’automobile. Sans oublier bien entendu les quartiers d’habitat sociaux, où la moyenne de personnes pratiquant la marche au quotidien est beaucoup plus élevée du fait d’un plus faible taux d’équipement en voiture pour des raisons économiques et d’une grande part de population jeune… mais où le taux d’accident sur les piétons est le plus élevé.

Travailler les connexions entre les quartiers en toute sécurité, prévenir les risques (en réduisant les risques de chute et en créant des zones de rencontre voiture, engins de déplacement personnel et piétons à vitesse limitée), créer une signalétique dédiée, soigner le confort des piétons, mais aussi créer un environnement beau et varié font partie des principaux axes identifiés par la sécurité routière pour favoriser le recours à la marche par les habitants en ville.

L’adage d’Hippocrate : « La marche est le meilleur remède pour l’homme » reste plus que jamais d’actualité. Un remède pour retrouver la forme, mais aussi pour répondre aux enjeux de déploiement d’une nouvelle mobilité durable plus respectueuse de notre planète.