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La micromobilité : comment, pour qui et pourquoi ?

La micromobilité représente un changement de paradigme dans nos modes de transport urbains. Ce terme englobe des moyens de déplacement compacts et légers, tels que les trottinettes électriques, les vélos pliants et les gyroroues.

3–4 min

En parfaite complémentarité avec l’intermodalité, nous assistons aujourd’hui à l’envolée de la micromobilité.

Compacts et portatifs, les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) envahissent les rues d’un grand nombre de villes et de métropoles. Quels sont ces engins, qui sont leurs utilisateurs et comment explique-t-on leur essor ?

Que désigne-t-on sous le terme de micromobilité ?

La micromobilité désigne l’ensemble des moyens de déplacement compacts, légers et qui se transportent facilement. Certains engins font déjà partie intégrante du paysage urbain : trottinette électrique, vélo pliant, skateboard…

D’autres, aux allures plus futuristes, les ont rejoints récemment : les hoverboards (sorte de skateboards dotés d’un moteur rechargeable), les gyropodes (plateforme dotée de 2 roues parallèles et d’un guidon, sur laquelle on se tient debout) et les gyroroues (une roue centrale cernée de deux cale-pieds latéraux).

L’ascension de ces moyens de transport a été fulgurante, dès lors qu’ils ont été motorisés. Car le côté pratique a su devenir l’allié de l’efficacité et de la rapidité. Souvent utilisé pour les premiers et les derniers kilomètres d’un parcours, l’emploi de ces engins répond à une volonté cumulée de pouvoir gagner de précieuses minutes sur son temps de trajet domicile-travail, réduire son empreinte carbone et améliorer la qualité de l’air en ne participant plus aux bouchons quotidiens.

Un succès grandissant

Selon le baromètre 2020 de la Fédération des professionnels de la micromobilité (FPMM), 784 000 engins de ce type ont été vendus en France en 2020, bien plus que les 514 000 vélos électriques vendus la même année. Un succès renforcé par la crise sanitaire, poussant beaucoup d’usagers des transports en commun à se tourner vers un système de transports individuels. Depuis le début de la pandémie, 72 % des 18-34 ans envisagent désormais le recours aux EDPM pour se déplacer.

Ce succès est dû essentiellement au fait que les usagers deviennent par l’emploi de ces nouveaux modes de transport pleinement indépendants sur leur trajet et notamment des nombreux aléas de parcours (bouchons, accidents, train supprimé…). Ils possèdent une autonomie de 20 à 40 km, permettent de se déplacer facilement et rapidement (engins bridés à 25 km/h), peuvent se ranger dans un bureau grâce à leur compactage et se recharger sur une prise électrique standard.

Quels en sont ses utilisateurs ?

L’étude Mobiprox réalisée par la FFPM en 2021 a ainsi identifié quatre types d’utilisateurs d’EDPM et donc quatre types d’usages et de besoins.

  • Les actifs forment 36 % des usagers d’EDPM. Près de la moitié d’entre eux les utilise pour des déplacements quotidiens, en majorité pour se rendre au travail.
  • Les jeunes citadins les choisissent pour sa praticité et sa capacité à faire gagner du temps. Ils sont 32 % à l’utiliser pour les déplacements professionnels comme pour les loisirs.
  • Les trotteurs du week-end (21 %) optent également pour les EDPM en raison du gain de temps. Mais une autre raison motive leur choix : celle de l’avantage écologique.
  • Les riders passionnés sont les moins nombreux (11 %). Majoritairement intéressés par les gyroroues, qu’ils choisissent pour le gain de temps autant que pour le confort, ils l’utilisent quotidiennement (75 %) et optent pour des engins particulièrement puissants (plus de 1000W).

Attention à la sécurité !

Depuis le 25 octobre 2019, le Code de la route reconnaît les EDPM comme une nouvelle catégorie de véhicules et en définit le statut. Aussi, leurs utilisateurs doivent appliquer les règles du Code de la route qui garantissent leur sécurité et celle des autres.

Cette décision a été prise face à l’explosion du nombre d’accidents corporels provoqués par les collisions avec les EDPM. D’après les chiffres de l’ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière), une dizaine de cyclistes/utilisateurs d’EDPM de plus ont été tués, percutés en agglomération par un poids lourd ou un véhicule utilitaire en 2021 par rapport à 2019. Par ailleurs, le nombre de cyclistes/utilisateurs d’EDPM blessés dans ce type de collision a augmenté de 37 %.

Si la micromobilité a pu apparaître un moment donné comme un phénomène de mode passager, elle a su se positionner telle une solution de choix dans le mix-mobilité des zones urbaines. Mais elle doit encore trouver sa place parmi les autres usagers, afin de pouvoir être utilisée et déployée en toute sécurité.

En parfaite complémentarité avec l’intermodalité, nous assistons aujourd’hui à l’envolée de la micromobilité.

Compacts et portatifs, les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) envahissent les rues d’un grand nombre de villes et de métropoles. Quels sont ces engins, qui sont leurs utilisateurs et comment explique-t-on leur essor ?

Que désigne-t-on sous le terme de micromobilité ?

La micromobilité désigne l’ensemble des moyens de déplacement compacts, légers et qui se transportent facilement. Certains engins font déjà partie intégrante du paysage urbain : trottinette électrique, vélo pliant, skateboard…

D’autres, aux allures plus futuristes, les ont rejoints récemment : les hoverboards (sorte de skateboards dotés d’un moteur rechargeable), les gyropodes (plateforme dotée de 2 roues parallèles et d’un guidon, sur laquelle on se tient debout) et les gyroroues (une roue centrale cernée de deux cale-pieds latéraux).

L’ascension de ces moyens de transport a été fulgurante, dès lors qu’ils ont été motorisés. Car le côté pratique a su devenir l’allié de l’efficacité et de la rapidité. Souvent utilisé pour les premiers et les derniers kilomètres d’un parcours, l’emploi de ces engins répond à une volonté cumulée de pouvoir gagner de précieuses minutes sur son temps de trajet domicile-travail, réduire son empreinte carbone et améliorer la qualité de l’air en ne participant plus aux bouchons quotidiens.

Un succès grandissant

Selon le baromètre 2020 de la Fédération des professionnels de la micromobilité (FPMM), 784 000 engins de ce type ont été vendus en France en 2020, bien plus que les 514 000 vélos électriques vendus la même année. Un succès renforcé par la crise sanitaire, poussant beaucoup d’usagers des transports en commun à se tourner vers un système de transports individuels. Depuis le début de la pandémie, 72 % des 18-34 ans envisagent désormais le recours aux EDPM pour se déplacer.

Ce succès est dû essentiellement au fait que les usagers deviennent par l’emploi de ces nouveaux modes de transport pleinement indépendants sur leur trajet et notamment des nombreux aléas de parcours (bouchons, accidents, train supprimé…). Ils possèdent une autonomie de 20 à 40 km, permettent de se déplacer facilement et rapidement (engins bridés à 25 km/h), peuvent se ranger dans un bureau grâce à leur compactage et se recharger sur une prise électrique standard.

Quels en sont ses utilisateurs ?

L’étude Mobiprox réalisée par la FFPM en 2021 a ainsi identifié quatre types d’utilisateurs d’EDPM et donc quatre types d’usages et de besoins.

  • Les actifs forment 36 % des usagers d’EDPM. Près de la moitié d’entre eux les utilise pour des déplacements quotidiens, en majorité pour se rendre au travail.
  • Les jeunes citadins les choisissent pour sa praticité et sa capacité à faire gagner du temps. Ils sont 32 % à l’utiliser pour les déplacements professionnels comme pour les loisirs.
  • Les trotteurs du week-end (21 %) optent également pour les EDPM en raison du gain de temps. Mais une autre raison motive leur choix : celle de l’avantage écologique.
  • Les riders passionnés sont les moins nombreux (11 %). Majoritairement intéressés par les gyroroues, qu’ils choisissent pour le gain de temps autant que pour le confort, ils l’utilisent quotidiennement (75 %) et optent pour des engins particulièrement puissants (plus de 1000W).

Attention à la sécurité !

Depuis le 25 octobre 2019, le Code de la route reconnaît les EDPM comme une nouvelle catégorie de véhicules et en définit le statut. Aussi, leurs utilisateurs doivent appliquer les règles du Code de la route qui garantissent leur sécurité et celle des autres.

Cette décision a été prise face à l’explosion du nombre d’accidents corporels provoqués par les collisions avec les EDPM. D’après les chiffres de l’ONISR (Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière), une dizaine de cyclistes/utilisateurs d’EDPM de plus ont été tués, percutés en agglomération par un poids lourd ou un véhicule utilitaire en 2021 par rapport à 2019. Par ailleurs, le nombre de cyclistes/utilisateurs d’EDPM blessés dans ce type de collision a augmenté de 37 %.

Si la micromobilité a pu apparaître un moment donné comme un phénomène de mode passager, elle a su se positionner telle une solution de choix dans le mix-mobilité des zones urbaines. Mais elle doit encore trouver sa place parmi les autres usagers, afin de pouvoir être utilisée et déployée en toute sécurité.