On ne va pas vous mentir sur un développement potentiel des berlines familiales du segment D en France. À part les taxis et VTC, c’est n’est plus trop ça qui se vend. Toujours est-il que la mutation du marché automobile vers le 100 % électrique pourrait changer la donne. La raison ? L’idée qu’ont les constructeurs automobiles de nous sortir des SUV 100 % électriques plus ou moins bien dessinés. Il faut dire que leur plate-forme favorise le plancher en sandwich permettant de loger une imposante batterie et mettre toute la famille au-dessus. L’autre solution, adoptée par Porsche sur le Taycan (Audi sur l’e-Tron GT) et quelques autres. Mazda dispose déjà d’une gamme de SUV hybrides qui font parfaitement le job (pour le marché européen). Au Salon de Tokyo, Mazda vient démontrer deux études de style sur un coupé GT et citadine. Le Coupé Vision X force le trait sur la fluidité qui caractérise toutes les Mazda en annonçant un système hybride incluant un moteur rotatif et électrique pour une puissance cumulée de 510 ch. Le Vision X Compact s’attache à renforcer le lien entre l’être humain et l’automobile urbaine aussi bien pour son côté pratique en ville mais aussi grâce à une interface dotée d’une Intelligence Artificielle inédite. Vous l’aurez compris, on a hâte de les voir débarquer en série chez nous ! Mais l’heure est à notre toute nouvelle berline famille, la Mazda 6e.
Quand les gens se retournent…
On ne va pas vous ré-expliquer le principe du design Mazda. Pour faire simple, les voitures se veulent fluides, comme sculptées par le vent. Cette nouvelle Mazda 6e est sans doute l’une des berlines les plus élégantes du marché. Sans exagérer ses formes, cette familiale longue de 4,92 mètres tout de même (+ 5 cm par rapport à la Mazda 6 précédente) attire les regards. Cette berline a beau avoir des origines chinoises (le Japonais a créé une coentreprise nommée Changan Mazda Automobile il y a plus de 10 ans), elle met visuellement une vraie claque à tout ce qui existe actuellement sur le marché des électriques (ou pas) grâce à cette finesse de ligne. Une fois à bord, on est vite conquis par cette présentation assez haut de gamme. Il s’agit ici de retrouver l’univers Mazda avec des matières nobles dans un univers rassurant et élégant. Quelques regrets tout de même avec l’absence des boiseries claires et des chromes présents sur les SUV XC60/80, l’absence de molette sur la console centrale et ses boutons très intuitifs au profit d’un écran central qui gère… presque tout. Réglage des rétroviseurs (ok, on ne le fait qu’une fois), mais aussi essuie-glaces… Le volant propose un bouton pour accéder directement au réglage des essuie-glaces certes, mais il faut le gérer sur l’écran central et ça, en conduite, c’est potentiellement dérangeant. C’est néanmoins la seule ombre sur l’ergonomie globale de cette voiture. À la manière de Tesla, ou… peut-être Xpeng, l’interface de l’écran central est fluide et rapide : on passe très vite d’une fonction à l’autre et le système audio Sony permet de passer de très bons moments à bord. Dans le détail, le rangement central permet d’accueillir de grandes bouteilles d’eau, la console dispose de deux chargeurs à induction ventilés pour smartphones. Et puis, notons le niveau de confort des sièges aussi bien à l’avant qu’aux places arrière.
Une grande douceur
Sous le plancher, une batterie d’une capacité de 68,8 kWh. Nous ne sommes pas dans la moyenne supérieure de la catégorie des berlines familiales mais cette batterie se recharge assez vite avec 165 kW annoncés. En somme, en 15 minutes, on récupère 235 km d’autonomie. Dès les premiers tours de roues, on apprécie le confort de notre berline. La légèreté de la direction peut surprendre au départ mais on trouve vite ses repères. De plus, cette direction permet de gommer facilement les 2 tonnes de la voiture. Les 258 ch envoyés aux roues arrière offrent ce qu’il faut de répondant et, pour tout vous dire, nous n’avons quasiment jamais eu besoin de basculer en mode Sport pour obtenir plus de réactivité. Même dans les rues très dégradées de certains arrondissements de Paris (dans ce domaine, il faut reconnaître que le 17e et, pour certains, le 8e deviennent presque des zones de tout-terrain…). Sur petite route, si certains de nos confrères ont noté un manque de précision, ce n’était pas le cas de notre modèle (parfois certaines voitures en pré-série sont reparamétrées). À l’arrivée, cette berline offre un très bon niveau de confort et donne vraiment envie de passer du temps à son bord. Son tarif de 44 900 euros pour la version Takumi est presque imbattable sur cette catégorie de berlines 100 % électrique.


















