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Obtenir le permis de conduire, la route vers la liberté

Obtenir le permis de conduire est une étape importante dans la vie. Mais la route est longue avant l’obtention de la carte plastifiée.

4–6 min

Le prérequis obligatoire : l’attestation scolaire de sécurité routière

Plus connues sous les acronymes ASSR 1 et ASSR 2, les Attestations Scolaires de Sécurité Routière sont bien plus importantes qu’on ne le pense car elles sont indispensables à l’obtention du Brevet de Sécurité Routière (BSR) et du permis de conduire. Par chance, elles sont obtenues obligatoirement lors du parcours scolaire. Il n’y a donc aucune démarche à effectuer ou inscription à réaliser.  

L’épreuve de l’ASSR 1 se déroule en classe de 5ème et celle de l’ASSR 2 en classe de 3ème. Une première étape indispensable mais qui ne suffit pas encore pour accéder à la conduite d’un engin motorisé. Il faut pour cela obtenir le BSR. 

Le début de l’aventure motorisée : le brevet de sécurité routière

Le BSR, ou permis AM (on parle donc déjà de permis), permet de conduire des cyclomoteurs de 50 cm3 qui ne dépassent pas 45 km/h de vitesse maximum ou des voitures sans permis. L’âge minimum requis est de 14 ans. Aussi, avant de céder sous la pression et d’acheter un scooter ou une voiture sans permis à votre ado, demandez-lui d’abord s’il a obtenu son BSR, car contrairement à l’ASSR 1 et 2, il ne s’obtient qu’après avoir suivi une formation théorique et pratique, d’une durée de 8h répartie sur deux jours, à laquelle un parent ou un représentant légal doit être présent si l’enfant est mineur. Deux options sont possibles : l’option cyclomoteur, et l’option quadricycle à moteur.  

La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas d’examen ! Si le moniteur estime que votre enfant est apte à conduire, il lui remettra une attestation de suivi de formation. Il faudra ensuite faire la demande du BSR auprès de France Titres – L’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS). 

Un petit coup de pouce avant de passer le permis de conduire : l’apprentissage anticipé de la conduite

Également appelé « conduite accompagnée », l’apprentissage anticipé de la conduire (AAC) est possible dès l’âge de 15 ans. Cet apprentissage est fondé sur une acquisition progressive et étalée dans le temps des compétences indispensables à une conduite sûre et responsable d’une voiture dans des situations de circulation réelles. L’avantage de l’AAC est double : d’une part cela permet d’augmenter ses chances d’obtenir le permis du premier coup à l’aide de l’expérience de conduire acquise, et ensuite cela permet la réduction de la période probatoire à 2 ans au lieu de 3.  

Avant de pouvoir conduire avec vous, votre enfant doit obtenir l’examen du Code de la route et suivre au moins 20 heures de formation obligatoires. Seulement après, vous pourrez lui laisser le volant et vous installer à ses côtés. Vous devez parcourir ensemble au moins 3 000 kilomètres pendant une durée minimale d’un an. 

Le passeport pour la liberté : le permis de conduire

Nous y voilà. Après avoir été sensibilisé toutes ses années à la route et à la conduite, l’heure est venue d’entrer dans la cour des grands. Depuis le 1er janvier 2024, le permis de conduire est accessible à partir de 17 ans au lieu de 18 ans. Mais d’abord, il va falloir faire ses preuves. 

La connaissance des règles du Code de la route : l’examen théorique

Cet examen théorique que l’on appelle « le code », prend la forme de 40 questions auxquelles il faut répondre en faisant moins de 5 fautes, pendant environ 35 minutes. Sur le papier cela a de quoi donner quelques angoisses, mais rassurez-vous, il suffit d’être bien préparé et de connaître les différents thèmes pour s’en sortir brillamment. 

Il est possible de passer l’examen théorique du Code de la route : 

  • à partir de 15 ans dans le cadre de l’AAC ; 
  • à partir de 17 ans pour les candidats au permis de conduire de la catégorie B (voiture) ou les candidats au permis de conduire de la catégorie A2 (moto) ; 
  • à partir de 16 ans pour les candidats au permis de conduire des catégories A1 (motos légères) et B1 (quadricycle lourd à moteur). 

Conduire en autonomie : l’examen pratique

Il s’agit du bilan de compétences du candidat à la conduite, dernière étape avant d’obtenir le permis de conduire. La présentation à l’épreuve pratique se fait après avoir obtenu l’examen théorique et après avoir suivi 20 heures de conduite obligatoires minimum. Pour être reçu à l’examen pratique, il faut obtenir au moins 20 points et ne pas commettre d’erreur éliminatoire, comme la commission d’une infraction.  

À l’issue de l’examen, les résultats sont en ligne et consultables sur le site de la sécurité routière 48 heures après. Si le résultat est favorable, bravo ! Vous pouvez télécharger votre certificat d’examen du permis de conduire (CEPC). Ce certificat, accompagné d’un titre d’identité, sert de permis de conduire pendant 4 mois à partir du jour de l’examen. Il faudra ensuite demander le permis de conduire définitif sur le site internet de France Titres – ANTS.

L’apprentissage anticipé de la conduite en quelques questions

Tout le monde peut être accompagnateur ?

Il faut être titulaire de la catégorie B du permis de conduire depuis au moins 5 ans sans interruption, avoir obtenu l’accord de son assureur, et ne pas avoir été condamné pour certains délits (homicides et blessures involontaires, conduite sous l’emprise d’état alcoolique, délit de fuite…). 

L’élève peut conduire n’importe quel véhicule ?

Il est possible de conduire n’importe quel véhicule, à boîte de vitesses manuelle ou automatique, tant qu’il s’agit d’un véhicule de la catégorie B. Un signe distinctif doit être apposé à l’arrière gauche du véhicule (et sur la remorque le cas échéant) pour indiquer que le conducteur est un élève et, bien sûr, prévenir l’assureur du véhicule qui sera conduit. 

La formation post-permis

Encore assez méconnue, la formation post-permis existe depuis 2018 et permet, après avoir suivi une journée de formation facultative de 7 heures, de bénéficier d’une réduction du délai probatoire du permis de conduire, passant ainsi de 3 ans à 2 ans pour les permis obtenus en apprentissage classique, et passant de 2 ans à 18 mois pour les permis obtenus après avoir suivi l’AAC. 

Initialement publié en novembre 2020, cet article a fait l’objet d’une mise à jour.


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