40 pays, 450 points de vente, DS Automobiles continue son développement mondial tout en soignant sa gamme, le but étant de créer une offensive face à ses concurrents Mercedes, Audi et BMW. Vous le savez, la DS Numéro 8 était, il y a quelques mois, le symbole du renouveau de la marque. Juste en dessous, le DS7 (il va changer de nom bientôt), la DS9 a disparu du catalogue, dommage car cette berline était sans doute l’un des meilleurs compromis confort/sportivité du groupe… DS3, elle va changer de nom, mais c’est pour l’année prochaine ! Place aujourd’hui à la DS… pas 4 non, plutôt Numéro 4 !
Anticonformiste
De l’extérieur, on retrouve forcément la même silhouette, mais remaniée. Il est question d’une berline compacte longue de 4,40 mètres dotée d’un empattement assez long permettant d’affirmer une ligne avec de belles proportions. De profil, nous ne sommes pas sur une 308 rebadgée car le constructeur vise plus haut. Nous ne sommes pas non plus sur une A3 ou une Classe A car il est question de cultiver ce coup de crayon qui se veut différent des autres. La face avant ? Redessinée pour illuminer le logo DS, quitte à réduire sa hauteur (par rapport aux autres DS) pour mieux l’intégrer dans la calandre. De quoi obtenir une signature lumineuse inspirée du concept DS E-Tense Performance mais aussi du SUV Numéro 8. À première vue, cela étonne, c’est vrai. Cette signature se distingue de tout ce qui peut exister par ailleurs. La ligne globale joue plus que jamais sur la fluidité en utilisant des poignées de portes affleurantes. Ok, ce n’est pas tout à fait nouveau sauf que, sur cette catégorie de voitures justement, ça ne court pas les rues. On peut aussi parler des feux Matrix LED, pas nouveau non plus c’est vrai, mais tellement mieux pour la sécurité.
Dans le nouvel intérieur
On trouve une planche de bord assez verticale dotée de matières, soit en alcantara, soit en cuir, selon le niveau de finition. Les contre-portes, sculptées, le volant typique de la marque que l’on prend très bien en main, les sièges très confortables ou encore l’écran central dont l’interface fait aussi référence aux codes visuels de DS sont autant de détails qui font la différence face aux autres. En fait, quand on essaye toutes les voitures du marché, on se doit de s’arrêter sur un détail qui dérange : la console centrale avec son petit sélecteur de rapports de boîte que l’on retrouve… chez Peugeot, Citroën, Alfa, Lancia, Opel, pas Maserati et justement on aurait peut-être aimé que le groupe aille « taper » dans le très haut de gamme, un peu comme Audi qui parfois n’hésite pas à aller chercher des éléments chez Porsche. Toujours est-il que l’on se sent bien à bord de cette berline compacte. On appaire son smartphone en quelques secondes, juste pour envoyer sa playlist musicale préférée afin de profiter du système audio Focal, marque française qui intègre ici 14 haut-parleurs pour envoyer 690 Watts, rien que ça ! À l’arrière, on ne loge pas une famille mais deux personnes confortablement. Le coffre ? Ça dépend des versions car la Numéro 4 est soit hybride, soit plug-in hybride, soit 100 % électrique (voir diesel hybride, mais ça, c’est pour l’année prochaine).
Hybride ou 100 % électrique
DS Automobiles propose sa Numéro 4 avec deux versions hybrides : 1 hybride rechargeable de 225 ch et 1 hybride légère de 145 ch. Mais aussi une version 100 % électrique annonçant 213 ch. Commençons par prendre le volant de cette version E-Tense. Donc au menu, 213 ch de puissance pour 343 Nm de couple. Des valeurs correctes mais nécessaires pour entraîner correctement notre berline compacte de plus d’1,8 tonne. Au-delà des chiffres, cette DS se distingue nettement de sa cousine de chez Peugeot. La 308 avance 156 ch. Sur les routes très vallonnées de la région de Porto, notre version électrique offre d’excellentes prestations. En forçant un peu l’allure, sa suspension montre une fermeté inhabituelle pour la marque (les constructeurs sont forcés de durcir leur suspension vu le poids plus élevé d’une voiture 100 % électrique). L’autonomie annoncée de 450 km est imaginable surtout en conduite urbaine (comme toutes les voitures électriques) car même si elle va offrir un bon niveau de confort sur voie rapide ou autoroute, il conviendra de tabler sur 300 km en roulant dans les limitations. La recharge annoncée est de 11 min pour récupérer 100 km d’autonomie. C’est bien, mais il faut donc s’arrêter… plus souvent forcément. En passant à la version hybride légère de 145 ch, on retrouve le confort propre à DS Automobiles. La voiture est en effet plus légère de plus de 400 kg face à la version électrique. Même si les performances sont moins impressionnantes, le confort global et la liaison au sol font vraiment la différence quel que soit le type de route. C’est d’ailleurs cette motorisation qui devrait représenter le cœur des ventes. Elle avance un coffre plus vaste et annonce une autonomie de 1 000 km. Nous n’avons pas eu le temps de vérifier, mais avant l’arrivée d’un diesel en 2026 (cette solution reviendra et demeure incontournable pour les gros rouleurs), cette motorisation représente un bon compromis.
Les chiffres essentiels (DS Numéro 4 E-Tense)
- Longueur : 4,40 mètres
- Moteurs : 1 électrique pour 213 ch
- 0 à 100 km/h : 7,1 sec.
- Autonomie électrique (WLTP) : 450 km
- Poids : 1 867 kg
- Coffre : 390 litres
- Prix : 51 290 euros
















